
mardi 26 octobre 2010
ça l'affiche de nouveau Bond...

Dossier 007

samedi 23 octobre 2010
Black Jack

mardi 19 octobre 2010
Double Eagle
Il en va de même des non-meilleures...
Et là, Double Eagle appartient clairement à la seconde catégorie.
Double Eagle, donc. L'Aigle à deux têtes. Le dernier scénario pondu par Jim Lawrence pour un comic, illustré par l'ex-illustre mais en 1984 fatigué Yaroslav Horak, pour un journal scandinave qui m'est inconnu (on a beau être beau, on ne peut pas tout savoir.)
Allez, tirons sur l'ambulance...
A Lisbonne, James Bond attend l'arrivée d'un tortionnaire nazi qui revient d'Amérique latine. L'homme en fuite est de retour en Europe... car quelqu'un lui a donné rendez-vous dans un endroit totalement désert à l'extérieur de la ville. Un rendez-vous avec la mort, car un aigle fond sur lui et le trucide. Fichtre! c'était bien la peine de traverser tout un océan dans l'espoir d'un rencard avec une jolie poule et de finalement rencontrer un vilain rapace!

Après avoir fait son rapport, 007 est envoyé à Berlin-Est. Une nouvelle mission l'attend, sans aucun rapport avec la première (quand je vous disais que Lawrence était fatigué...) Il s'agit cette fois d'aider un ingénieur en aéronautique britannique, disparu voilà un an, à quitter Berlin pour revenir en Angleterre. Or, nul ne sait ce qu'il est advenu de l'ingénieur au cours de l'année écoulée. Le fugitif donne rendez-vous à 007 dans un café, mais le KGB et des agents de la police est-allemande s'en mêlent.

Bond parvient à récupérer l'ingénieur mais celui, grièvement blessé, perd la mémoire. Des agents recontactent 007 qui, victime d'un traquenard, tombe entre leurs mains. Là, le petit groupe de rebelles lui avoue que ses agents appartiennent aussi bien à la police est-allemande qu'au KGB; ils ont l'intention, grâce à des aigles robotisés lestés de bombes, de percer une brèche dans le mur de Berlin. Les zozos sont des idéalistes qui ont espoir de voir réunies un jour les deux Allemagnes, d'où le tatouage de l'Aigle à deux têtes qu'ils portent, symbole de l'unification austro-hongroise. Euh, vous suivez?... Bond s'échappe et parvient à faire échouer le complot.

Ouais, ouais, ouais...
Y a-t-il un Méchant à la Blofeld?
Non.
Des coups de théâtre originaux?
Non.
Des illustrations dignes du grand Horak?
Non.
Euh, de la nudité, ou de la cuisse tout au moins?
Non, non.
Ben, alors, qu'est-ce qu'il y a?
Une série en fin de parcours. Un épisode dans lequel des éléments appréciés du scénariste sont réemployés : les robots, comme dans Fear Face ou When the Wizard awakes

comprenant des incongruités : Moneypenny participant de manière active à la mission. Dites, vous connaissez beaucoup de femmes ayant suivi des études de secrétariat qui deviennent des Mata-Hari?

et une profonde lassitude.
A l'évidence, l'envie des deux auteurs a disparu. Peut-on le leur reprocher? Lawrence et Horak sont à pied d'oeuvre sur la série depuis 1966, soit 18 ans. Certes, on peut leur reprocher de ne pas avoir arrêté plus tôt, mais peut-être eut-il fallu pour cela avoir du recul ou accepter un avis extérieur? Quoi qu'il en soit, devant le piètre résultat de leur ultime collaboration, les journaux, qu'ils soient britanniques, scandinaves ou autres, décident d'arrêter les frais et suppriment de leurs pages la publication du comic-strip.
Et pour une fois...
James Bond won't be return.
lundi 18 octobre 2010
ça l'affiche encore Bond...

dimanche 17 octobre 2010
Snake Goddess

M, de son côté, appelle vite 007 en lui disant que Moneypenny lui a paru en grand danger. Alors, James Bond, pressé par le temps, enfile son costume-trois pièces, noue sa cravate et ses souliers, se repeigne et, une fois qu'il est présentable, se rue chez Moneypenny. Fort heureusement, au bout d'une demi-heure d'attente et de combat acharné dans son lit, la secrétaire de M est toujours en vie. 007, en preux chevalier, la délivre en moins de deux.

Et c'est sur cette franche scène nanarde que débute l'aventure d'aujourd'hui, Snake Goddess (la Déesse aux Serpents), scénarisée par Jim Lawrence pour des journaux scandinaves en 1984. Aux pinceaux : le talentueux Yoraslav Horak, pardon l'ex-talentueux Horak car, pour son grand retour aux dessins d'un 007 strip, Monsieur Horak ne se foule pas. Aussi fatigué que le sieur McLusky lors des illustrations des trois histoires précédentes. Eh bien! si le scénario est aussi bon que les dessins, ça promet!

Et les promesses sont tenues!
Retour à l'histoire, donc. Il semblerait que diverses personnes travaillant dans le domaine des ogives nucléaires se soient fait agresser au cours des dernières semaines. A chaque fois, la pop-star suédoise Freya, surnommée la Déesse aux Serpents car elle chante et se trémousse entourée de ces charmantes bestioles, était dans le coin. Suspecte, la donzelle!

Bond se rend dans son hôtel et affronte les amis de la chanteuse : des punks patibulaires à qui il apprend les bonnes manières. Freya, voyant cet étalage de vio... de virilité, lui impose de lui faire l'amour (très fin, le scénar...) Or, au moment où 007, au lit, lui signale qu'il a terminé sa tâche, un monstre gigantesque apparaît sur les écrans de télévision : Godzilla, pardon Yggdrasil, le dieu serpent des légendes scandinaves, vient de sortir de terre en Cornouailles (qu'est-ce que j'avais dit concernant le scénario, moi?...)

La bestiole, timide, se cache au fond d'une mine qui appartient à un certain M. Vidyala qui, sans être punk, n'en est pas moins patibulaire.

Le coquin s'empare de Freya, car il le veut bien (nous, en revanche, nous ne saurons jamais pourquoi), tandis que Bond visite la mine. Durant ses pérégrinations, 007 est avalé par Yggdrasil qui avait faim. Oh! je plaisante à peine : en réalité, notre monstre est un sous-marin qui a la capacité d'évoluer également sur la terre ferme. Vidyala l'a fait construire afin que les deux super-puissances, les USA et l'URSS s'entre-déchirent et que le Tiers-Monde devienne une puissance mondiale que notre ami patibulaire commanderait. Heureusement, Bond, qui connaît ses classiques, lui rétorque : "Pas de ça, Lysette!" et lui lance au visage un python qui se promenait en liberté à l'intérieur du sous-marin. Bond libère Freya, s'échappe avec elle, détruit le sous-marin et fait l'amour. Rideau!
Sans aller jusqu'à dire que l'on touche le fond, il faut reconnaître qu'il est grand temps que la série s'achève. Lawrence reprend des thèmes qu'il avait déjà abordés, que ce soit le serpent sous-marin dans Sea Dragon, ou la secte dans the Paradise Plot. Certes, il y a moins de nudité dans cette histoire, mais celle-ci est particulièrement courte, ceci expliquant peut-être cela. Quant à Horak, son travail est baclé et lui-même paraît ne plus trop y croire. Néanmoins son travail est à plusieurs coudées de distance des derniers strips réalisés par McLusky.
Le véritable rideau tombera avec l'histoire suivante, Double Eagle.
Armand ROUTIN
samedi 16 octobre 2010
Mac Corkindale...Simon Mac Corkindale


mercredi 13 octobre 2010
6 Bond sinon rien...
Ce Festival, organisé par le Club James Bond France en partenariat avec le cinéma Nouveau Latina, se tiendra les 11 et 12 décembre prochains, devinez où : ben oui, au cinéma Nouveau Latina à Paris ( désolé les provinciaux, faudra vous déplacer...). Pas moins de 6 films seront projetés devant vos yeux toujours ébahis ( les 1ers films de chaque acteur officiel...), et ceci pour la modique somme de 50 € ( le Pass 2 journées). Pour ceux, forcément peu nombreux, qui n'auraient qu'une seule journée (au choix : samedi 11 ou dimanche 12) à consacrer à cet évènement sans précédent, le Club James Bond France, dans un élan de compréhension comme on lui connait, propose des Pass 1 journée à 30 €.
En plus des 6 films projetés, vous pourrez participer à des animations vidéos et cotoyer ( et + si affinités..., hein Roger !) des acteurs, des techniciens,des réalisateurs, des producteurs ( y'a déjà des noms prestigieux comme John Glen, Maryam d'Abo, Sébastien Foucan et Steven Saltzman...sympa, non ?...et y'en a encore plein d'autres qui font la queue ( Roger, t'es où ? ) avenue Félix Faure, au siège du club, à Paris ).
Bien sûr, les places sont limitées...Si vous êtes membre du club, vous avez jusqu'au 20 octobre ( dépêchez-vous, c'est dans 6 jours ! ) pour accéder au nirvana en vous connectant au site internet du Club -www.jamesbond007.net, rubrique "Activités du club". Pour les non-membres, vous vous disputerez les places restantes après cette date ( là, je ne réponds plus de rien ! )
Si avec tout ça, vous n'êtes pas conquis, je mange le chapeau d'Oddjob...!!!
PS : évidemment, votre blog préféré y enverra ses émissaires...avec une petite bafouille à la clé...en temps voulu.
dimanche 10 octobre 2010
Mieux vaut tard...

vendredi 8 octobre 2010
Curtis...Tony Curtis




dimanche 3 octobre 2010
The Scent of Danger
Eh bien! il faut croire que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis car c'est en tant que diplomate que Bond nous apparaît au début de son ante-pénultième (avant-avant-dernière - faut vous élargir le vocabulaire, les p'tits gars!) aventure sous forme de comic strip : the Scent of Danger (le Parfum du Danger), scénarisé par Jim Lawrence et dessiné par John McLusky en 1983-84... pour des journaux scandinaves! Eh oui! vu la qualité des dernières productions des deus susnommés, les quotidiens britanniques ont refusé de se compromettre de nouveau avec eux. Ca promet...
Sur la Riviéra italienne, Bond se voit proposer un bain de minuit par une donzelle peu farouche. Le bougre accepte... et échappe de peu à la mort. En effet, un sous-marin au large a libéré un requin qui s'est précipité sur l'Italienne et a failli avaler notre héros.

Bien que vivant, (0)007 n'est guère content : il avait espoir que la victime lui révèlerait des informations sur un nouveau réseau d'espionnes internationales. Maintenant qu'elle est morte, elle va beaucoup moins parler.
Bond retourne de ce pas à Londres, où le MI6 soupçonne une journaliste d'être membre du fameux réseau. Malheureusement, lorsque 007 (oui, il a perdu du galon) la retrouve, elle est assassinée. Série noire chez les souris blanches. Néanmoins, Bond découvre un indice : une bouteille de parfum particulière, que les deux victimes avaient en leur possession. Et lorsque Bond trouve un flacon similaire chez une troisième victime, une danseuse de cabaret à Berlin-Ouest, le doute n'est plus permis : ce parfum pue la mort.

Et c'est le cas, en effet. La fragrance a été mise au point par le Spectre, qui lui a donné le doux (et si discret) nom de "Spectre de la Rose". C'est une essence psychotrope qui permet de supprimer la volonté des malheureux qui en ont respiré les effluves. Madame Spectra, la chef du Spectre, envisage d'en projeter des litres au-dessus du palais de Westminster et de réduire les membres du gouvernement britannique à sa merci. C'est compter sans 007...

Bon, arrêtons-nous là. Ce n'est pas la peine de tirer sur l'ambulance. Pour le Bond des comic strips, ça sent le sapin. Le scénario de Jim Lawrence est pourtant toujours aussi plaisant, quoique truffé de plus en plus d'incohérences, mais la coupe est pleine lorsqu'apparaît Madame Spectra. Madame Spectra, décédée au terme de la seule histoire illustrée par Harry North en 1981, Doomcrack. Comment a-t-elle survécu? Mystère. Certes, elle est défigurée, mais comme McLusky, ainsi que nous l'avons vu avec Flittermouse et la résurrection du Dr Cat, ne dessine jamais les personnages de la manière dont ils ont été créés par ses prédécesseurs, cela n'est pas surprenant. Finalement, Madame Spectra aura eu trois tronches différentes en trois aventures dessinées par autant de personnes (la dernière, qui s'avère également être la première de la liste, étant Yaroslav Horak dans the Spy who loved me en 1968.)

Voilà pour le scénario. Quant aux illustrations... Tenez, jugez par vous-mêmes.

Merveilleux, hein? Ce crobard représente Bond qui achève de faire l'amour...
Fichtre, McLusky nous avait habitué à mieux avec les adaptations des oeuvres de Fleming dans les années 50 et 60. Là, on sent la fatigue, l'ennui et, pour parler crûment, un incroyable je-m'en-foutisme.
Le lettreur est au diapason et, comme dans une ou deux autres histoires précédentes, 007 devient encore une fois 077 au gré des envies de l'incompétent.

En conclusion, les grandes aventures du James Bond illustré sont derrière lui, et pourtant il reste encore à Jim Lawrence deux scénarios sous le coude, que Horak illustrera après la défection de McLusky.