
En l'occurrence, c'est James Bond, qui nous prend pour des gros nazes et nous explique, en nous regardant droit dans les yeux, qui est sir Hugo Drax.


La bonne leçon, c'est que 007 triche lui-même.




Et, beau joueur, 007 va se consoler au parc.
Rideau!







Rideau!






Un agent du Smersh, le service "liquidation" du KGB, intervient et abat Le Chiffre et ses hommes, mais il laisse la vie sauve à 007 car il n'est pas mandaté pour l'assassiner. Bond se remet de ses blessures en compagnie d'une femme qui l'a soutenu au cours de la mission... pour apprendre, beaucoup trop tard, qu'en réalité elle le trahissait depuis le début.
Kleenex. Larmes. Fin de l'aventure.
Bon, redevenons drô... pardon, sérieux.
Nous assistons donc à la présentation de 007. Un brave petit gars, plutôt débonnaire, si l'on en juge la représentation faite par McLusky dès les premières vignettes.


Vous remarquerez une apparition furtive de Louis de Funès dans un de ses premiers rôles. Regardez bien, le second en partant de la droite.
Enfin, vous conviendrez avec moi que Vesper Lynd, la bondgirl de l'histoire, ressemble fortement à Maïté.
Non, je plaisante.
Que dire de réellement intéressant? L'adaptation du roman offre une histoire excessivement lente au lecteur, avec pléthore de redondances. McLusky se débrouille très bien, mais il fera beaucoup mieux par la suite. Disons qu'il fait ses gammes.
Au final, Casino Royale s'avère un comic-strip à lire pour le plaisir de la découverte.
Armand ROUTIN
Après avoir fait son rapport, 007 est envoyé à Berlin-Est. Une nouvelle mission l'attend, sans aucun rapport avec la première (quand je vous disais que Lawrence était fatigué...) Il s'agit cette fois d'aider un ingénieur en aéronautique britannique, disparu voilà un an, à quitter Berlin pour revenir en Angleterre. Or, nul ne sait ce qu'il est advenu de l'ingénieur au cours de l'année écoulée. Le fugitif donne rendez-vous à 007 dans un café, mais le KGB et des agents de la police est-allemande s'en mêlent.
Bond parvient à récupérer l'ingénieur mais celui, grièvement blessé, perd la mémoire. Des agents recontactent 007 qui, victime d'un traquenard, tombe entre leurs mains. Là, le petit groupe de rebelles lui avoue que ses agents appartiennent aussi bien à la police est-allemande qu'au KGB; ils ont l'intention, grâce à des aigles robotisés lestés de bombes, de percer une brèche dans le mur de Berlin. Les zozos sont des idéalistes qui ont espoir de voir réunies un jour les deux Allemagnes, d'où le tatouage de l'Aigle à deux têtes qu'ils portent, symbole de l'unification austro-hongroise. Euh, vous suivez?... Bond s'échappe et parvient à faire échouer le complot.
Ouais, ouais, ouais...
Y a-t-il un Méchant à la Blofeld?
Non.
Des coups de théâtre originaux?
Non.
Des illustrations dignes du grand Horak?
Non.
Euh, de la nudité, ou de la cuisse tout au moins?
Non, non.
Ben, alors, qu'est-ce qu'il y a?
Une série en fin de parcours. Un épisode dans lequel des éléments appréciés du scénariste sont réemployés : les robots, comme dans Fear Face ou When the Wizard awakes
comprenant des incongruités : Moneypenny participant de manière active à la mission. Dites, vous connaissez beaucoup de femmes ayant suivi des études de secrétariat qui deviennent des Mata-Hari?
et une profonde lassitude.
A l'évidence, l'envie des deux auteurs a disparu. Peut-on le leur reprocher? Lawrence et Horak sont à pied d'oeuvre sur la série depuis 1966, soit 18 ans. Certes, on peut leur reprocher de ne pas avoir arrêté plus tôt, mais peut-être eut-il fallu pour cela avoir du recul ou accepter un avis extérieur? Quoi qu'il en soit, devant le piètre résultat de leur ultime collaboration, les journaux, qu'ils soient britanniques, scandinaves ou autres, décident d'arrêter les frais et suppriment de leurs pages la publication du comic-strip.
Et pour une fois...
James Bond won't be return.






Et c'est le cas, en effet. La fragrance a été mise au point par le Spectre, qui lui a donné le doux (et si discret) nom de "Spectre de la Rose". C'est une essence psychotrope qui permet de supprimer la volonté des malheureux qui en ont respiré les effluves. Madame Spectra, la chef du Spectre, envisage d'en projeter des litres au-dessus du palais de Westminster et de réduire les membres du gouvernement britannique à sa merci. C'est compter sans 007...

Et là, d'entrée de jeu, on devine qu'on a affaire à un chef-d'oeuvre, un chef-d'oeuvre de nanardise s'entend.



Et c'est reparti pour un tour!
Quand le MI-6 a besoin d'un surhomme pour une mission urgente et capitale, qui est-ce qu'on appelle?
Bond, James Bond.
Bonne réponse.
Et là encore, le MI-6 a un besoin vital de 007 : il s'agit de se rendre sur la Costa Brava recueillir des informations de la bouche d'une starlette argentine. Bref, comme on le voit, il est absolument nécessaire d'envoyer un "00" sur cette mission hyper dangereuse...
Pour James Bond, la fin de la publication de ses aventures en comic strips est proche. Là, nous avons affaire à Flittermouse (approximativement la Souris qui vole... on dirait presque du Chantal Goya), scénarisé par Jim Lawrence et dessiné par John McLusky du 9 février au 20 mai 1983 pour le Daily Star.
Revenons à notre mission : la starlette se fait mystérieusement assassiner sur un voilier, sous les yeux de Bond qui n'a strictement rien vu. Faut dire qu'il était sous l'eau, ça n'aide pas trop pour voir ce qui se déroule au-dessus.

Bond retourne à Londres et là, chance! un nouvel indic signale au MI-6 qu'il a les mêmes informations que la starlette à révéler. Illico, Bond se précipite chez lui refaire ses bagages. May, son employée de maison, livide, lui apprend qu'il a reçu un paquet. A l'intérieur, il y avait un chat mort... qui est brusquement revenu à la vie! Tudieu! Qu'est-ce que c'est que cette histoire?! Bond, qui en a vu d'autres, ne se fait pas de mourron, d'autant que le chat a pris la fuite. Il prend sa brosse à dents et s'envole pour Paris.
A Paris, rebelote, l'indic est mystérieusement assassiné. Tout comme la starlette, il y a une trace de morsure sur son cou... comme si un vampire s'était désaltéré de son sang. Bond surprend un agent ennemi qu'il suit. Une fois l'agent éliminé (et pas en buvant de la Vittel), 007 emprunte son identité et se retrouve à Frankfort où une femme peu farouche l'entraîne dans un ténébreux château sur les bords du Rhin. 
C'est là que James Bond retrouve un ennemi qu'il avait cru laisser pour mort en Amazonie quelques années plus tôt : le Dr Cat (bon, alors les aminches, cat signifie chat en français ; le coup du chat ressuscité - en réalité endormi - était en fait un message.) Le docteur utilise désormais des chauves-souris vampires pour se débarrasser des gens dont la tête ne lui revient pas. Bond se débarrasse une seconde fois du personnage et il s'échappe du château.
Rideau.
Bref, une histoire encore une fois sans temps mort, mais très courte et, en dépit de la surprise que constitue le retour du Dr Cat, vite oubliée.
Le Dr Cat apparaît pour la première fois dans une des meilleures aventures concoctées par Jim Lawrence, River of Death, en 1969, dessinée par Yaroslav Horak. Le moins que l'on puisse dire, c'est que John McLusky ne fait aucun effort pour que son personnage ressemble un tant soit peu à celui de Horak. Mais il y a encore mieux : selon les vignettes, le Dr Cat de McLusky est radicalement différent.

A Paris, nous découvrons Bond la pipe au bec. A priori M la lui a prêtée et 007 a peur de la perdre, car il ne s'en sépare jamais.
Sur une vignette, 007 devient 077, signe que le lettreur se moquait royalement de ce qu'il faisait. Mais il n'était vraisemblablement pas le seul : Lawrence ne paraît pas très en forme, et McLusky n'a plus le feu sacré. Il reste encore 4 histoires à venir, mais McLusky ne réalisera pas même les deux dernières.
la version internet de feu Vous Connaissez le N°... fanzine papier dont la publication s'est arrêtée en 2008. Nouveaux articles mais également chroniques d'époque vous aideront à retrouver l'ambiance de ce qui fut, à ma connaissance, le seul fanzine consacré à James Bond...