mardi 21 septembre 2010

Rien Que Pour Nos Yeux ( 1er acte )


Toujours avec notre volonté de vous faire revivre l'ambiance de feu VCLN, débutons aujourd'hui une rubrique dédiée aux films para-bondiens ( pastiches, parodies...). Commençons, si vous le voulez bien, par exhumer la chronique présente dans VCLN...001 ( qui date de septembre 1998 !... ça ne nous rajeunit pas tout ça, mais ne dit-on pas que les Diamants sont éternels...!), en y modifiant çà et là quelques menus détails ( ben oui, 12 ans après, on ne voit pas les choses tout à fait sous le même angle...).

Les parodies des films de James Bond, reconnues ou non, sont légion, et pas forcément du meilleur crû. Celle que nous vous présentons aujourd'hui avoue franchement son côté pastiche en déclarant tout de go sur l'affiche "Dites à l'autre Gars de se tirer, je suis Number One". Rien que ça !










Number One of the Secret Service

un film de Lindsay Shonteff

avec Nicky Henson

1977 - USA







Ce film au budget visiblement étriqué est réalisé par Lindsay Shonteff, un obscur metteur en scène de seconde zone déjà coupable de plusieurs contrefaçons du même acabit. On citera notamment, culture oblige, un titre westernisant comme Adieu Canaille, une sorte de suite de Number One..., dont le titre original, License To Love and Kill, a des relans bondiens, et dans lequel officie le pauvre Gareth "Gambit" Hunt, l'une des 3 têtes d'affiche des New Avengers, parachuté ici pour de probables motifs alimentaires ! N'oublions pas également On m'Appelle Zapper et La Vengeance de Zapper avec la belle Linda Marlowe dans le rôle titre et qui narrent les aventures fauchées d'une sous James Bondette.
Revenons à nos moutons, ou plutôt à notre parodie. Rien que son titre, Number One of the Secret Service, en dit long sur son ambition. Jugé inutile, le retitrage français n'a pas été effectué. Ouf !
Si les clins d'oeil à 007 sont nombreux, ils n'effacent pas pour autant l'indigence du scénario. Jugez plutôt :
Sur un générique musical très sixties et une chanson de Simon Bell ( quand j'vous parlais de moutons...), on nous présente le héros qui arrive sur un terrain vague avec force sauts de mains et pirouettes façon Bambi ( non, non, pas Michael Jackson, plutôt les Diamants Sont Eternels ). 2 secondes plus tard, un 357 Magnum dans chaque main, il défouraille à tout va...On n'hésitera pas à nous refourguer la même scène un peu plus loin, histoire de rentabiliser.
A Londres, pendant qu'un prédicateur dénonce les marchands d'armes à Hyde Park, 2 hommes se font tuer ( l'un porte un chapeau de cow-boy, l'autre un chapeau melon ). Puis le faux prédicateur, qui est en fait un vrai milliardaire avec une vraie Rolls Royce et un vrai chauffeur, se rend dans le camp d'entrainement d'une organisation para-militaire dénommée CRASH ( pour Crimes, Rapts, Attentats, Sabotages et Homicides ) afin de demander sa protection contre 5 millions de $. Cela ne vous rappelle rien ? La "raison sociale" de l'organisation fait immanquablement penser au SPECTRE, non ? Et puis la visite du camp d'entrainement ne vous remémore t-elle pas une scène similaire de Bons Baisers de Russie ? Ici, on y voit un malabar tuer une nouvelle recrue, un soldat se faire raser à coups de balles de revolver ( ça vole très haut, si, si ! ) ou encore 2 filles au décolleté provoquant faire des pompes ( et ben non, Roger, c'est pas c'que tu crois...!!! ) .
Number One, de son vrai nom Charles Bind ( comme quoi, une lettre ça change tout...), arrive au Ministère de la Défense. Là, autre clin d'oeil bondien mais en moins "classieux", il met la main aux fesses de la secrétaire peu farouche ( Cache-toi les yeux, Moneypenny... ) et rentre dans le bureau de "Monsieur", joué par un certain Geoffrey Keen ( décidément, il y a des rôles qui marquent...souvenez-vous du Ministre de la Défense dans L'Espion Qui M'Aimait, Moonraker, Rien Que Pour Vos Yeux, Octopussy et Dangereusement Vôtre ). Ce dernier lui demande d'enquêter sur des morts mystérieuses ( les 2 magnats de la finance au chapeau - voir plus haut ), avec l'aide d'une adjointe, Miss Hudson. Afin d'installer sa supériorité, N°1 lui sert un improbable numéro de jonglerie avec ses 2 Magnum, sur un fond musical des plus niais.
Miss Hudson découvre que le faux prédicateur-vrai milliardaire se nomme Arthur Loveday, qu'il dit chasser les truands de haut-vol et avoue être le meurtrier des 2 financiers chapeautés. Vous suivez jusque là ?
Bien. Alors, poursuivons.
Après moultes péripéties où N° 1 se bat avec une forte femme, transexuelle de surcroît ( rappelez-vous Goldfinger ), rencontre une fan de tarot astrologique ( comme dans Vivre et Laisser Mourir ) , se bagarre avec un barbier et des serveurs dont un sort une lame de son doigtier ( référence à Bons Baisers de Russie ), arrose par 3 fois Miss Hudson avec un siphon pour voir ses seins ( ce qui peut rappeler une scène de L'Espion Qui M'Aimait ), rencontre Loveday qui s'entraîne au tir à l'arc ( comme drax qui s'entraîne au ball-trap dans Moonraker )...Puis de nouveau la scène du terrain vague où N° 1 arrive en faisant des pirouettes, tire 4 fois plus de balles qu'il n'est possible avec ses 2 Magnum et tue tout le monde dans une scène très Grand Guignol où l'on voit voler bras et jambes sanguinolents...
Après avoir été sermonné par son chef, puis attiré à un autre faux rendez-vous où il tue un ennemi en tirant une balle-boomerang ( ? ), puis enfin s'être bagarré avec un colosse répondant au doux surnom de Sunshine, c'est l'ultime confrontation entre N° 1 et Loveday, qui meurt dans un stupide jeu de roulette russe.
Vient enfin l'heure du rapport final au Grand Chef, qui se trouve sur un lit d'hopital. "Monsieur" appelle une infirmière et dans un déluge de sauts de main façon Bambi ( ben oui j'me répète, mon pauv'Roger...Alzheimer nous guette...), c'est Miss Hudson qui arrive. A son tour, elle arrose N° 1 avec un siphon ( quelle rigolade ! ). Et les 2 "siphonnés" s'embrassent sur le plâtre de "Monsieur" ( ça, c'est d'l'originalité...).
the End of the film
Comme vous pouvez le constater, cette bande est plus que parodique, voire même caricaturale. La preuve : N° 1 est si beau ( ouais, ouais...) qu'il ressemble à une caricature de mode, et, comme il se doit, il a des tendances machistes...
Malgré son look visiblement désargenté, Number One... alterne avec bonheur les moments de niaiserie intense et les instants véritablement parodiques, au sens positif du terme, ce qui le rend éminemment sympathique aux yeux des bondophiles acharnés que nous sommes.

dimanche 19 septembre 2010

La photo de Maria

Les lecteurs de feu Vous Connaissez le n°... s'en souviennent, pendant plusieurs années nous avions dédié une chronique à la superbe Maria Grazia Cucinotta, l'inoubliable interprète de la cigar Girl du Monde Ne Suffit Pas. En surfant sur la Toile, nous avons retrouvé une photo de la belle qui date de ces années de "braise". Nous n'avons pas pu nous empêcher de la partager avec vous, en souvenir du bon vieux temps...Un p'tit coup d'nostalgie, ça fait toujours du bien...

mardi 7 septembre 2010

Polestar

Ca commence très fort par une donzelle à poil.
Et une donzelle à poil debout sur la banquise.


Et là, d'entrée de jeu, on devine qu'on a affaire à un chef-d'oeuvre, un chef-d'oeuvre de nanardise s'entend.
Aujourd'hui, nous découvrons Polestar (qui se traduit par Etoile polaire, mais étant donné qu'il s'agit du nom d'une compagnie pétrolière, il n'y a pas grand intérêt à traduire le mot.) Jim Lawrence est aux commandes de l'histoire, John McLusky, très fatigué, aux pinceaux. Il s'agit du dernier comic strip bondien a avoir été publié dans un quotidien britannique, le Daily Star, du 23 mai au 15 juillet 1983. Le dernier ? On se demande bien pourquoi...
Deux missiles ont été tirés, l'un en direction de Chicago, et l'autre de Vladivostok. Des avions de chasse les détruisent en vol, il y a finalement plus de peur que de mal. Les tirs semblent provenir du l'extrême nord du Canada. Ca tombe bien, une informatrice a signalé qu'elle avait des renseignements à communiquer au MI-6, là-bas justement. Pourquoi au MI-6 ? J'vous en pose à vous des questions ?! Pourquoi chez les pingouins ? Oh! c'est pas bientôt fini ces sarcasmes ?!
Bref, comme on le voit, nous voyons défiler devant nos yeux ébahis un scénario qui vaut son pesant de cacahuètes ! Pour en revenir à notre donzelle à poil, vous aurez compris qu'il s'agit de l'informatrice de 007 qui s'est retrouvée nue et congelée dans la glace.
Attaqué par un fonctionnaire, non, je plaisante, attaqué par un loup, James Bond ne doit son salut qu'à l'intervention d'une métisse indienne, Red Doe (Biche Rouge.) Brave fille, Red Doe lui explique la situation.
Pas bien loin d'ici, un mauvais homme, Robert Ayr, a construit une usine de raffinerie de pétrole, appartenant à la compagnie Polestar. Son ancienne maîtresse, qu'il a tuée, était la mère de Red Doe. Celle-ci cherche à la venger.
Quelques heures plus tard, Bond et Pocahontas sont emprisonnés par les hommes d'Ayr. 007 se fait passer pour un technicien spécialiste des ogives nucléaires, ce qui semble intéresser l'industriel. Red Doe, de son côté, se dévêt assez rapidement devant le grand méchant et coïte avec lui. Je vous vois bondir. Sacrebleu! vous n'avez jamais chercher à venger votre mère ?! Red Doe utilise une astuce, bon sang de bonsoir ! Elle se voue corps et âme à sa vengeance.

Bref, après le coït, Robert Ayr rejoint Bond et lui fait visiter ses installations souterraines. En effet, les tirs de missiles ont bien lieu sous la raffinerie. Ayr ne cherchait qu'à prévenir les Grandes Puissances de sa puissance à lui, car désormais il va frapper un grand coup : un nouveau missile va être tiré sur Detroit. Son objectif? Une fois que les Grandes Puissances le craindront, il les fera chanter et deviendra... LE MAÎTRE DU MONDE!!!! Si. C'est comme je vous le dis.

Heureusement, Bond retrouve Red Doe toujours aussi nue qui se rappelle brusquement qu'elle doit tuer Ayr. 007 l'en empêche, s'empare d'Ayr, stoppe le lancement, et s'enfuit avec Ayr et Red Doe. Pointe de sadisme : Bond oblige Ayr à se dévêtir et à périr de froid dans la neige.
Fiouh! terrible, le scénar ! Inutile de tirer sur l'ambulance et de s'appesantir sur le sujet.
Je pense que certains auront remarqué les similitudes qui existent entre Red Doe et Miss Havelock qui cherche également à venger la mère de ses parents dans la nouvelle d'Ian Fleming Top secret. Autre similitude : le fait que l'action des deux histoires se déroule au Canada.
Quant à la lassitude de McLusky qui n'y croit visiblement plus, elle transparaît quand il dessine Red Doe... avec une ridicule plume d'Indien.
Pour McLusky, la fin est proche : il ne lui reste plus qu'une histoire à illustrer, the Scent of Danger.
Armand ROUTIN
avec l'aimable concours de Philippe FOURNET

mercredi 1 septembre 2010

Flittermouse


Et c'est reparti pour un tour!
Quand le MI-6 a besoin d'un surhomme pour une mission urgente et capitale, qui est-ce qu'on appelle?
Bond, James Bond.
Bonne réponse.
Et là encore, le MI-6 a un besoin vital de 007 : il s'agit de se rendre sur la Costa Brava recueillir des informations de la bouche d'une starlette argentine. Bref, comme on le voit, il est absolument nécessaire d'envoyer un "00" sur cette mission hyper dangereuse...
Pour James Bond, la fin de la publication de ses aventures en comic strips est proche. Là, nous avons affaire à Flittermouse (approximativement la Souris qui vole... on dirait presque du Chantal Goya), scénarisé par Jim Lawrence et dessiné par John McLusky du 9 février au 20 mai 1983 pour le Daily Star.

Revenons à notre mission : la starlette se fait mystérieusement assassiner sur un voilier, sous les yeux de Bond qui n'a strictement rien vu. Faut dire qu'il était sous l'eau, ça n'aide pas trop pour voir ce qui se déroule au-dessus.


Bond retourne à Londres et là, chance! un nouvel indic signale au MI-6 qu'il a les mêmes informations que la starlette à révéler. Illico, Bond se précipite chez lui refaire ses bagages. May, son employée de maison, livide, lui apprend qu'il a reçu un paquet. A l'intérieur, il y avait un chat mort... qui est brusquement revenu à la vie! Tudieu! Qu'est-ce que c'est que cette histoire?! Bond, qui en a vu d'autres, ne se fait pas de mourron, d'autant que le chat a pris la fuite. Il prend sa brosse à dents et s'envole pour Paris.
A Paris, rebelote, l'indic est mystérieusement assassiné. Tout comme la starlette, il y a une trace de morsure sur son cou... comme si un vampire s'était désaltéré de son sang. Bond surprend un agent ennemi qu'il suit. Une fois l'agent éliminé (et pas en buvant de la Vittel), 007 emprunte son identité et se retrouve à Frankfort où une femme peu farouche l'entraîne dans un ténébreux château sur les bords du Rhin.
C'est là que James Bond retrouve un ennemi qu'il avait cru laisser pour mort en Amazonie quelques années plus tôt : le Dr Cat (bon, alors les aminches, cat signifie chat en français ; le coup du chat ressuscité - en réalité endormi - était en fait un message.) Le docteur utilise désormais des chauves-souris vampires pour se débarrasser des gens dont la tête ne lui revient pas. Bond se débarrasse une seconde fois du personnage et il s'échappe du château.
Rideau.
Bref, une histoire encore une fois sans temps mort, mais très courte et, en dépit de la surprise que constitue le retour du Dr Cat, vite oubliée.
Le Dr Cat apparaît pour la première fois dans une des meilleures aventures concoctées par Jim Lawrence, River of Death, en 1969, dessinée par Yaroslav Horak. Le moins que l'on puisse dire, c'est que John McLusky ne fait aucun effort pour que son personnage ressemble un tant soit peu à celui de Horak. Mais il y a encore mieux : selon les vignettes, le Dr Cat de McLusky est radicalement différent.











A Paris, nous découvrons Bond la pipe au bec. A priori M la lui a prêtée et 007 a peur de la perdre, car il ne s'en sépare jamais.
Sur une vignette, 007 devient 077, signe que le lettreur se moquait royalement de ce qu'il faisait. Mais il n'était vraisemblablement pas le seul : Lawrence ne paraît pas très en forme, et McLusky n'a plus le feu sacré. Il reste encore 4 histoires à venir, mais McLusky ne réalisera pas même les deux dernières.


Armand Routin


avec l'aimable concours de Philippe FOURNET

mardi 31 août 2010

Rien Que Pour Nos Oreilles ( 1er opus )

Si vous avez bien lu l'en-tête du présent blog ( regardez sur votre gauche, si, si, c'est écrit...), nous allons essayer de vous faire revivre l'ambiance de feu VCLN à travers des articles déjà publiés dans le défunt fanzine à l'humeur bondienne. Même mieux, nous garderons le titre générique de certaines rubriques. Nostalgie, quand tu nous tiens !
Rien Que pour Nos Oreilles essaira donc de vous faire part de notre ressenti concernant les nombreux CDs ( si, si, ils le sont...) de musiques para-bondiennes ( pour rester polis...).
Commençons par le CD chroniqué dans le dernier n° de VCLN, le n° 45 qui date de février 2008...déjà 2 ans 1/2 ! Bien sûr, nous avons modifié très légèrement l'article pour le remettre au goût du jour, mais que les nostalgiques se rassurent, les grandes lignes sont là ! A vos mouchoirs...Prêts...Pleurez !!!


Pour cette 1ère rubrique, parlons d'un CD paru en 1988 et dont l'approche s'étale jusqu'à la couverture musicale du film Octopussy, avant dernier opus de la période Moore, alors que la période Dalton venait de débuter avec le film Tuer N'Est Pas Jouer, 1 an plus tôt...Traitons des divers morceaux musicaux du CD, les uns après les autres.



From London With Love the Music of James Bond

durée totale : 55 mn 55 s
15 morceaux
Intersound Inc.

1988



London Symphony Orchestra
dirigé par
John Cacavas










1. The James Bond Theme : l'introduction est grandiose et symphonique à souhait, le reste est un peu trop lent. Dommage...
2. Thunderball : un peu trop " thé dansant" à mon goût, avec quelques accentuations de notes pas toujours appropriées...
3. Goldfinger : à l'époque de VCLN, je parlais de musiques de supermarchés ( Prisunic notamment ! ). Malheureusement, c'est ici un peu le cas...
4. From Russia With Love : des envolées lyriques proches de celles d'une musique classique. Pas toujours désagréable...
5. Diamonds Are Forever : le côté " thé dansant " ainsi que le saxo donnent à ce morceau un arrière-goût simpliste, voire banal...
6. You Only Live Twice : idem que pour le morceau précédent. On se croirait revenu au temps béni de l'émission télé dominicale de Jacques Martin. Le dynamisme de la fin relève un peu le niveau...
7. The Look of Love from Casino Royale ( celui de 1967, bien sûr ! ) : une réécriture rare du morceau original ( qu'on n'a déjà pas l'habitude d'entendre ). Cela ressemble fort a un thème musical des séries tv américaines des années 70...On aime...sans plus...
8. On Her Majesty's Secret Service : un peu trop fanfare sophistiquée genre orchestre Brass Band ( d'ailleurs, quand je pense à Fernande....). Dommage, d'autant plus qu'on sent vraiment la patte de John Barry. Le morceau original est respecté bien que parfois le rythme de fond, un tantinet boum-boum, couvre à outrance la mélodie principale...
9. The Man With The Golden Gun : le morceau original n'étant déjà pas du meilleur crû, le défi n'était pas facile à relever. Malheureusement, l'interprétation de John Cacavas, toujours proche du " thé dansant" provincial, mitigé ça et là de cuivres fracassants, n'arrange pas les choses. On en vient à regretter le morceau originel et la voix irritante de Lulu ( et quand j'pense à Lulu...)
10. Live And Let Die : le saxo est tellement à pleurer que c'en est un pléonasme. Des rares sursauts d'originalité, variations sur le thème, rajouts de groupes de notes...rares, trop rares...
11. Moonraker : l'intro, et quelques rappels, font penser à certains films de Walt Disney ( Rambo, Rocky...euh pardon, j'voulais dire Bambi, Rox et Rouky...! ). Bref, un peu trop bucolique pour un voyage dans l'espace...
12. Nobody Does It Better from The Spy Who Loved Me : saxo pleureur, thé dansant, tout est réuni pour nous endormir. Un coup de tonnerre au milieu du morceau ne suffit pas à redonner vigueur à l'ensemble...
13. All Time High from Octopussy : ici, on a l'impression de faire une chevauchée westernienne au beau milieu du Grand Canyon. James Bond est loin...
14. For Your Eyes Only : un peu trop saccadé et pas assez fluide à mon goût. Malgré tout, un des meilleurs morceaux du CD...
15. James Bond Theme Reprise : incontestablement supérieur au 1er morceau de ce CD. Les incursions à la thé dansant sont fortement atténuées. Rien que pour ce morceau...

Un CD qui a un goût plus que prononcé de thé dansant ( j'ai employé les 2 mots 6 fois...). 2 morceaux sortent du lot dont le James Bond Theme Reprise... Mais l'élan symphonique y fait, à mon avis, cruellement défaut. For the jaquette ( presque ) only...

lundi 16 août 2010

Ursula sans dessus dessous...

Comme nous l'avions fait dans feu VCLN, inaugurons ici une série d'articles consacrés aux James Bond Girls les plus emblématiques ( et aux autres, y'a pas d'raison...) par le biais de photos de tournages glanées ici et là. Et puis comme dirait notre bon Roger, on n'est pas là pour fermer les yeux, mais plutôt pour se les rincer... Bien évidemment, nous piocherons de temps en temps dans les articles déjà écrits pour Vous Connaissez le N°... Que certains anciens lecteurs ne prennent pas leur air étonné...

Inaugurons donc avec la très ( très ) belle Ursula...


Dans le 1er film de la saga James Bond ( que ceux qui ne savent pas lèvent le doigt...ils seront privés de dessert...), ce n'est pas Ursula qui apparut la 1ère ( et bien non, c'est Zena Marshall qui eût ce privilège... on en reparlera plus tard... ), mais c'est sans aucun doute elle qui éclipsa toutes les autres, voire peut-être même celles qui lui succédèrent tout au long des 22 longs métrages bondiens.

Vous avez tous vu la plupart des films de la délicieuse Ursula...Non ? Mais vous savez quand même que la belle ne dédaignait pas se dévêtir quelque peu, pour la joie de ses partenaires, et des spectateurs, il faut bien l'avouer...Non, toujours pas ? Bon, alors on va vous montrer quelques photos assez sages vous prouvant nos dires, juste histoire de combler vos lacunes.




Au cours du tournage de Docteur No ( 1962 )

Sean Connery avait déclaré à l'époque : "...On a eu raison de la surnommer "le plus bel animal du monde" après Ava Gardner ". Lors des scènes les plus chaudes du film, il aurait même dit à l'intéressée : " Vous êtes mon pire adversaire ! Vous me flanquez un coup en traître dans l'estomac ! Foudroyant ! "






Lors du tournage des
Tribulations d'un Chinois en Chine ( 1965 )

Dans ce film d'aventure, le personnage joué par Ursula pratique le strip-tease dans les cabarets de Hong Kong. On aimerait aller y faire un tour...On sait qu'après le film, Ursula et Jean Paul Belmondo connurent une idylle...le veinard !



Pendant le tournage d'

Ursula l'Anti-gang ( 1974 )

Avec un scénario insipide et sans saveur, la belle Ursula n'a eu aucun mal à tirer son épingle du jeu, et à retirer le reste...




sur le tournage de

Defense de Toucher

( 1975 )


la belle Ursula incarne ici le fantasme de l'infirmière ( d'où le titre en v.o. L'Infirmiera ). On a hâte d'être malade...

Les photos noir & blanc de cet article ont été empruntées à l'ouvrage de Britt Nini dont vous avez vu la couverture couleur plus haut...Un ouvrage assez rare, à posséder absolument...en cherchant bien. ( Ursula Andress par Britt Nini - éditions PAC - collection Têtes d'Affiche - 1980 )

Pour finir, une dernière photo trouvée sur le Web. On ne s'en lasse pas...

DEATHMASK

DEATHMASK

Une mission tranquillou : se rendre à Tanger pour récupérer des informations auprès d'un contact nommé Farone. Or, lorsque James Bond se rend au rendez-vous, c'est pour rencontrer Farone mort. C'est sûr, il ne parlera plus. Le gredin. Mais ce qu'il y a de plus curieux, ce sont ses mains, ses pieds et son visage : ils ont littéralement doublé de volume. Farone n'est pas vilain, mais très vilain. Et pourtant, il n'avait pas la grosse tête...

Générique : les productions du Daily Star présentent une oeuvre de Jim Lawrence, illustrée par John McLusky, dans un strip quotidien s'étendant du 7 juin 1982 au 8 février 1983, nommée (roulement de tambour) Deathmask, le Masque de la Mort pour nos compatriotes qui regardent les films étrangers en version doublée (bravo, les gars!) Des noms qui claquent, un journal renommé, bref, ce n'est pas de la gnognotte.

Et ce n'est pas de la gnognotte, en effet. C'est du bon, du Bond, du James Bond. De l'héroïque, du grand. Cette fois, Lawrence revient aux sources : une enquête dans des lieux dans lesquels les RMIstes ne mettront jamais les pieds, de l'aventure avec un grand A et un méchant d'envergure, l'équivalent d'un super fonctionnaire, détestable au possible.

L'enquête : sur les lieux du crime (ben, oui, Farone s'est fait assassiner ; qu'aviez-vous cru, qu'il était mort comme Félix Faure?), Bond découvre une médaille représentant un visage, un grossier visage évoquant les comédiens de la Grèce antique. Le bijou a été réalisé par un Grec pour un impresario turc qui l'a offert à une danseuse arabo-russe qui officie dans un cabaret égyptien. 007 remonte péniblement la piste pour apprendre que la danseuse palestino-soviétique n'est pas la bonne. Y a eu substitution de personne ! Flûte ! On ne peut plus se fier à personne de nos jours (surtout en 1982) ! Bref, fin de l'enquête.
L'aventure : fort heureusement, le MI6 apprend que des guignols ont voulu faire de la plongée sous-marine en Crête. Ils étaient trois, ils ne sont plus que deux. Le dernier est mort en faisant l'amour. Non, je plaisante. Remarquez, il est bien mort, mais de la même manière que Farone : tout déformé, tout pas beau ; pas pratique pour faire l'amour, justement. Illico presto, 007 se rend en Crête. Il y fait chaud, il y fait beau. En inspectant les fonds marins, il découvre un palais édifié sous l'île. Or, il a à peine le temps de l'apercevoir qu'il est attaqué par un Minotaure robotisé (si : un Minotaure robotisé; j'suis pas un menteur, j'fais pas d'politique.) 007 s'en débarrasse avec un lance-harpon, mais un séisme bloque l'accès à la grotte menant au palais. Fin de l'aventure.

Suspense, suspense!

Un méchant d'anthologie : le Minotaure est justement l'emblème d'une grande compagnie, la Minos Limited. Elle appartient à un riche homme d'affaires nommé Ivor Nyborg. Pas de dossier sur lui, pas de photographie. C'est sûr, le gars n'est pas net. Et il ne l'est pas, en effet. Bond parvient à remonter jusqu'à lui : il loge dans le palais, sous l'île de Crête, mais ce qu'il a de particulier, c'est que son visage, ses mains et ses pieds sont difformes! Ivor Nyborg souffre d'acromégalie ! Et il n'est pas content de ça. Il est même fichtrement aigri, au point qu'il veut tous nous punir de sa laideur : il a inventé un virus qui rend les gens pas beaux, comme lui. Certes, ça rappelle un peu le complot de Dr Noah, interprété par Woody Allen dans le film Casino Royale de 1967 , qui veut annihiler tous les hommes supérieurs à un 1,60 m, mais là c'est pas pour rigoler. Nyborg a inventé un virus, mais aussi son vaccin, un vaccin qui ne rend pas beau, mais qui rend normal (remarquez, pour certains, ce sera un vaccin qui fera rester vilain, mais bon...) Son objectif est de répandre ce virus dans l'atmosphère, via le vol inaugural d'un formidable avion, le "Global Ghost", qui fera le tour de la planète sans escale. Celui-ci répandra les miasmes de la maladie. Les gouvernements n'auront qu'a acheter le vaccin à Nyborg s'ils souhaitent protéger leurs populations.

Heureusement, 007 veille...

Mhmm, bon petit résumé d'une aventure haut en couleurs, sans temps mort et très prenante. Certes, il y a quelques passages à vides : ainsi, l'avion meurtrier, le "Global Ghost", est piloté par un robot qui est censé réduire en chair à saucisse n'importe quel être humain s'approchant de lui; pourtant il lui faudra 12 strips pour combattre James Bond et, surtout, se prendre une raclée.
Autre exemple : puisque nous sommes dans une aventure de 007, il y a forcément le fameux lot de nudité; en l'occurrence, la maîtresse de Nyborg se rhabille au strip 476... pour se retrouver de nouveau nue au strip suivant sans que l'on sache bien pourquoi.

Il y a également quelques clins d'oeil appuyés dont nous nous passerions bien, comme la plaque d'immatriculation de l'auto de 007 : JB007. Que de discrétion!

Et découvrir James Bond nu, ce n'est pas vraiment ce que l'on attend d'une BD pour les Mâles. Une référence à l'aventure Trouble Spot, déjà scénarisée par Lawrence, et dans laquelle 007 allait faire un tour chez les nudistes?


En tout cas, l'idée d'un méchant souffrant d'acromégalie est plutôt bonne, d'autant que tous ses hommes en souffrent également.

A noter qu'il s'agit de la dernière aventure d'envergure de James Bond, les 5 suivantes (et les dernières) ne dépassant jamais le cadre des 100 strips.
Armand Routin

avec l'aimable concours de Philippe FOURNET