




Et là, d'entrée de jeu, on devine qu'on a affaire à un chef-d'oeuvre, un chef-d'oeuvre de nanardise s'entend.



Et c'est reparti pour un tour!
Quand le MI-6 a besoin d'un surhomme pour une mission urgente et capitale, qui est-ce qu'on appelle?
Bond, James Bond.
Bonne réponse.
Et là encore, le MI-6 a un besoin vital de 007 : il s'agit de se rendre sur la Costa Brava recueillir des informations de la bouche d'une starlette argentine. Bref, comme on le voit, il est absolument nécessaire d'envoyer un "00" sur cette mission hyper dangereuse...
Pour James Bond, la fin de la publication de ses aventures en comic strips est proche. Là, nous avons affaire à Flittermouse (approximativement la Souris qui vole... on dirait presque du Chantal Goya), scénarisé par Jim Lawrence et dessiné par John McLusky du 9 février au 20 mai 1983 pour le Daily Star.
Revenons à notre mission : la starlette se fait mystérieusement assassiner sur un voilier, sous les yeux de Bond qui n'a strictement rien vu. Faut dire qu'il était sous l'eau, ça n'aide pas trop pour voir ce qui se déroule au-dessus.

Bond retourne à Londres et là, chance! un nouvel indic signale au MI-6 qu'il a les mêmes informations que la starlette à révéler. Illico, Bond se précipite chez lui refaire ses bagages. May, son employée de maison, livide, lui apprend qu'il a reçu un paquet. A l'intérieur, il y avait un chat mort... qui est brusquement revenu à la vie! Tudieu! Qu'est-ce que c'est que cette histoire?! Bond, qui en a vu d'autres, ne se fait pas de mourron, d'autant que le chat a pris la fuite. Il prend sa brosse à dents et s'envole pour Paris.
A Paris, rebelote, l'indic est mystérieusement assassiné. Tout comme la starlette, il y a une trace de morsure sur son cou... comme si un vampire s'était désaltéré de son sang. Bond surprend un agent ennemi qu'il suit. Une fois l'agent éliminé (et pas en buvant de la Vittel), 007 emprunte son identité et se retrouve à Frankfort où une femme peu farouche l'entraîne dans un ténébreux château sur les bords du Rhin. 
C'est là que James Bond retrouve un ennemi qu'il avait cru laisser pour mort en Amazonie quelques années plus tôt : le Dr Cat (bon, alors les aminches, cat signifie chat en français ; le coup du chat ressuscité - en réalité endormi - était en fait un message.) Le docteur utilise désormais des chauves-souris vampires pour se débarrasser des gens dont la tête ne lui revient pas. Bond se débarrasse une seconde fois du personnage et il s'échappe du château.
Rideau.
Bref, une histoire encore une fois sans temps mort, mais très courte et, en dépit de la surprise que constitue le retour du Dr Cat, vite oubliée.
Le Dr Cat apparaît pour la première fois dans une des meilleures aventures concoctées par Jim Lawrence, River of Death, en 1969, dessinée par Yaroslav Horak. Le moins que l'on puisse dire, c'est que John McLusky ne fait aucun effort pour que son personnage ressemble un tant soit peu à celui de Horak. Mais il y a encore mieux : selon les vignettes, le Dr Cat de McLusky est radicalement différent.

A Paris, nous découvrons Bond la pipe au bec. A priori M la lui a prêtée et 007 a peur de la perdre, car il ne s'en sépare jamais.
Sur une vignette, 007 devient 077, signe que le lettreur se moquait royalement de ce qu'il faisait. Mais il n'était vraisemblablement pas le seul : Lawrence ne paraît pas très en forme, et McLusky n'a plus le feu sacré. Il reste encore 4 histoires à venir, mais McLusky ne réalisera pas même les deux dernières.


Au cours du tournage de Docteur No ( 1962 )
Sean Connery avait déclaré à l'époque : "...On a eu raison de la surnommer "le plus bel animal du monde" après Ava Gardner ". Lors des scènes les plus chaudes du film, il aurait même dit à l'intéressée : " Vous êtes mon pire adversaire ! Vous me flanquez un coup en traître dans l'estomac ! Foudroyant ! "

Lors du tournage des
Tribulations d'un Chinois en Chine ( 1965 )
Dans ce film d'aventure, le personnage joué par Ursula pratique le strip-tease dans les cabarets de Hong Kong. On aimerait aller y faire un tour...On sait qu'après le film, Ursula et Jean Paul Belmondo connurent une idylle...le veinard !
Pendant le tournage d'
Ursula l'Anti-gang ( 1974 )
Avec un scénario insipide et sans saveur, la belle Ursula n'a eu aucun mal à tirer son épingle du jeu, et à retirer le reste...
sur le tournage de
Defense de Toucher
( 1975 )
la belle Ursula incarne ici le fantasme de l'infirmière ( d'où le titre en v.o. L'Infirmiera ). On a hâte d'être malade...
Les photos noir & blanc de cet article ont été empruntées à l'ouvrage de Britt Nini dont vous avez vu la couverture couleur plus haut...Un ouvrage assez rare, à posséder absolument...en cherchant bien. ( Ursula Andress par Britt Nini - éditions PAC - collection Têtes d'Affiche - 1980 )
Pour finir, une dernière photo trouvée sur le Web. On ne s'en lasse pas...


Et il n'est pas content de ça. Il est même fichtrement aigri, au point qu'il veut tous nous punir de sa laideur : il a inventé un virus qui rend les gens pas beaux, comme lui. Certes, ça rappelle un peu le complot de Dr Noah, interprété par Woody Allen dans le film Casino Royale de 1967 , qui veut annihiler tous les hommes supérieurs à un 1,60 m, mais là c'est pas pour rigoler. Nyborg a inventé un virus, mais aussi son vaccin, un vaccin qui ne rend pas beau, mais qui rend normal (remarquez, pour certains, ce sera un vaccin qui fera rester vilain, mais bon...) Son objectif est de répandre ce virus dans l'atmosphère, via le vol inaugural d'un formidable avion, le "Global Ghost", qui fera le tour de la planète sans escale. Celui-ci répandra les miasmes de la maladie. Les gouvernements n'auront qu'a acheter le vaccin à Nyborg s'ils souhaitent protéger leurs populations.



la version internet de feu Vous Connaissez le N°... fanzine papier dont la publication s'est arrêtée en 2008. Nouveaux articles mais également chroniques d'époque vous aideront à retrouver l'ambiance de ce qui fut, à ma connaissance, le seul fanzine consacré à James Bond...